Des vacances de rêve - Rapatriement - 2ème partie -11

 

Vendredi 11 août 2006 - suite

Enfin, nous arrivons près de Genève. Le temps de passer la douane, et nous voilà en Suisse ouffff. Il reste trois bonnes heures de route jusqu’à Colmar, et une bonne quarantaine de minutes pour que je sois enfin chez moi !!! Il est 15 heures passé, ça risque de faire un peu juste pour le médecin, enfin je verrai bien.

Bizarrement, alors qu’il faisait à peine du 90 km/h auparavant, là, notre papy s’est réveillé, il appuie sur le champignon : 130-140 km/heure. Le seul problème, c'est que les autoroutes suisses sont limitées à 120 km/heure… mais peut-être qu’il n’est pas au courant ! Je ne dis rien, après tout, s’il cherche à avoir un PV c’est son problème, c’est lui qui est responsable…

Une centaine de kilomètres plus tard, nous voilà presque au pas, il y a des travaux. La poisse jusqu’au bout, mais cela ne m’étonne même plus… Et ma pauvre boîte de vitesses qui souffre, décidément Papy n’aime pas rouler en seconde… Enfin, nous repartons. Pas pour longtemps, une demi-heure après, à nouveau des travaux. Nous roulons un peu mieux que la première fois quand même, et nous reprenons assez rapidement une vitesse normale. Il est près de 17h30 !

Pour couronner le tout, voilà le temps qui se met de la partie également, ça se gâte, l’orage éclate. Et Papy massacre à nouveau ma boîte de vitesses, il roule en seconde ou troisième. Avec le recul, cela en devient presque comique, mais sur le coup, je ne trouvais pas ça très drôle. J’avais mal, mon bras et mon épaule ne me laissant pas une minute de répit, mal au ventre également, à cause des cachets, et je ne voyais plus le bout de ce voyage.

Il est 18h, nous devrions devrait être arrivés à Colmar depuis une bonne heure déjà, et il reste encore près de 150 km à faire. Je n’en peux plus, je vais finir par craquer si ça continue.

Mon téléphone sonne : c’est l’hôtel de Tignes : mon vanity est resté bien sagement dans la chambre… les cons, pourtant il est voyant, comment ont-ils pu l’oublier ? Mais où va donc s’arrêter cette poisse ? Ma correspondante me demande si nous sommes loin déjà, si nous ne pouvons pas faire demi-tour… Elle est comique. Je lui réponds que c’est impossible, nous sommes trop loin. Elle me propose alors de me l’envoyer par la poste, en contre-remboursement. J’accepte, en lui donnant l’adresse de ma soeur (merci à elle !). Je ne serai sûrement pas là pour réceptionner le vanity, si nous reprenons la route pour l’Espagne, alors ce sera plus simple qu’elle le réceptionne à ma place, je lui rembourserai les frais ensuite. Je la remercie, puis raccroche. Christian me regarde tout piteux, en disant qu’il s’en était pas rendu compte. Je suis trop fatiguée pour lui en vouloir et le disputer.

Nous approchons de Bâle. Le voyant du réservoir s’est allumé. Il va falloir faire le plein avant de passer la frontière, si nous ne voulons pas tomber en panne. Nous nous arrêtons à la prochaine station. Papy se gare à côté d’une pompe, sort de la voiture. Y rentre à nouveau, se gare mieux (ma pauvre boîte de vitesses), coupe à nouveau le moteur, ressort de la voiture : ce coup-ci, il est trop en arrière ! Rebelote, redémarrage du moteur, il avance un peu (heuu non, je n’exagère même pas, ce n'est pas la peine avec Papy !). Ca y est, enfinnnn ! Il laisse faire Christian pour le reste (je crois qu'il valait mieux !). J’en profite pour me dégourdir un peu les jambes (après avoir hurlé pour que quelqu’un me détache…), et respirer un peu d’air frais.

Ca y est, nous repartons, pour la dernière ligne droite j’espère ! Vue l’heure, je n’arriverai jamais à temps pour mon rendez-vous chez le médecin. Je le rappelle pour le prévenir, il comprend, et me dit de passer le lendemain matin, aux consultations. Je le remercie et raccroche. Enfin, je commence à croire que nous allons y arriver. Nous voilà à Colmar, je n’y crois pas !!! Papy gare la voiture, Christian me détache (il ne m'a pas oublié cette fois-ci, merci !), ils prennent ses bagages, et nous montons chez lui, le temps de boire un coup rapide, et de regarder sur le net, pour réserver un hôtel à Papy (et ben oui, il est 20h passés, et le dernier avion décolle d’Enztheim, près de chez moi donc, à 20h20…) Cela fait plus de 10 heures que nous sommes partis, pour un trajet qui fait un peu moins de 6 heures, normalement…

Il est presque 21h00. Christian me dit au revoir, et je redescends avec le papy, direction "chez moi" ! Papy me dit qu’il pensait arriver plus tôt quand même, il n’aime pas trop rouler de nuit, il voit mal… C’est rassurant, il va me faire quoi encore ??? Je passe quelques coups de fil rapides, pour lui commander un taxi qui le cherchera chez moi, rendez-vous est pris pour 21h40.

Nous voilà enfin arrivés, et entiers ! Je le fais monter avec la voiture au pied de l’immeuble, sur le parking privé. Les deux places visiteurs sont prises, tant pis, je lui dis de redescendre au parking juste en dessous. Il se gare, non sans avoir une dernière fois malmené ma boîte de vitesses, coupe le contact. Je sors de la voiture : d’accord, il a mauvaise vue, mais là, c’est quand même un tiers de la voiture qui dépasse du marquage ! Je ne peux laisser la voiture garée comme cela. Il met le point mort, et je la pousse un peu (oui, je suis blessée, et alors ?!!), voilà c’est bon ! Il décharge mes valises, et m’accompagne à l’appartement. Je lui signe les justificatifs pour le rapatriement. Le taxi sonne, il est pile à l’heure. Je descends avec lui, pour expliquer au taximan où se trouve l’hôtel, et prend congé d’eux. Enfin !!!!!!!! Je n’y croyais plus. Quelle horreur ce voyage, mais quelle horreur. Je n’en peux plus, physiquement et moralement.

Je me prépare rapidement une soupe, pour pouvoir prendre mes cachets, puis me connecte sur internet, pour prévenir Christian que je suis bien arrivée.

Il s'est déjà renseigné pour aller en Espagne en train. C'est sa préoccupation principale apparemment. Me savoir seule, sans savoir comment je vais me débrouiller pour me déshabiller, me débarbouiller, me coucher, c'est un détail apparemment. Nous en parlons un peu, mais je ne tiens pas longtemps. Je lui dis de voir demain matin à la gare directement, puis je quitte, j’ai trop mal, je vais enfin me coucher.

A suivre…

 

Kelya - 14 septembre 2006

 

 

 

 

 

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