Des vacances de rêve - Retour en France - 28



Samedi 26 août 2006

Réveil à 8 heures. Juste le temps de prendre le petit déjeuner, et d’emballer les dernières affaires. M. Wagner vient d’arriver, il est 9h15, le train part dans une heure, à 10h17 exactement, et il faut compter environ 25 minutes de trajet, nous avons juste le temps d’y aller tranquillement.

Christian embarque les affaires dans la voiture, je m’installe derrière, ça y est c’est le départ enfin. Sans regrets je dois dire, je suis heureuse de rentrer enfin. Je ne suis pas monter embrasser la mère, et puis quoi encore. Je lui ai juste crié un "Merci au revoir" (un peu ironique le merci), ça suffit largement.

M. Wagner roule un peu moins brusque qu’hier, tant mieux, cela ménage mon dos. Nous arrivons à la gare à 10h05. Le temps de refaire la queue pour prendre les billets, et d’aller sur le quai, il est 10h15 déjà ! 10h20, 10h25, 10h30… le train est en retard. Quand je disais que nous avons la poisse. Je commence à stresser, et si le train n’arrivait pas ? Nous devons prendre une correspondance après à Barcelone, pour aller jusqu’à l’aéroport, si le train est trop en retard, nous allons encore rater l’avion. Il arrive vers 10h40 enfin. Heureusement nous avons un peu de marge quand même.

Nous arrivons à midi passé à Barcelone. La correspondance est à 12h30. Les gens, voyant que j’ai du mal entre ma valise et mon bras en bandoulière, se lèvent et me laissent une place assise. Vraiment trop gentils ces espagnols, j’apprécie le geste.

Une bonne demi-heure de trajet, et nous voici enfin à l’aéroport de Barcelone, il est 13 heures déjà. Je commence à saturer, le petit déjeuner est loin, j’ai mal, mes cachets n’agissent plus, et le trajet a été long malgré tout.

Il faut encore faire la queue pour les bagages. Je me sens de plus en plus mal, ça tourne. Je sens que je ne vais plus tenir très longtemps, j’ai les jambes qui flageolent. Je m’accroche au chariot. Vivement que ce soit notre tour, que je puisse m’asseoir quelque part après, et manger quelque chose aussi, pour pouvoir prendre mes cachets. Enfin c’est à nous, l’enregistrement des bagages est rapide. Mais il est déjà 13h40. et le guichetier nous dit de faire vite et de passer à l’embarquement, qui ferme à 14h05 ! Il nous a mis en "prioritaire", à cause de mon bras, ça devrait aller plus vite.

Je me sens de plus en plus mal, ça tourne, je manque de tomber dans les pommes, il faut absolument que je prenne des cachets, je n’arrive plus à penser à autre chose qu’à ça. Enfin, nous passons les affaires au contrôle. Je mets le sac à dos dans le casier, sur le tapis roulant, casier qui va être passé aux rayons X (comme dans les films, si si !). Le rouleau de posters, trop léger, a du mal à passer, je le pousse un peu, enfin il disparaît et passe sous le contrôle. A notre tour, nous passons sous la porte de contrôle, et enfin nous récupérons nos affaires de l’autre côté. Je dois être pâle comme un linge, je n’en peux vraiment plus, je marche au radar, mon cerveau ne fonctionne plus.

Devant nous, un snack : Christian achète vite fait quelques sandwichs, puis direction la salle d’embarquement. Enfin, nous trouvons la salle indiquée sur les billets, nous nous présentons à une hôtesse : elle nous explique en baraguinant un français approximatif que ce n’est pas la bonne salle, le numéro a changé. Décidément, je me demande si nous allons arriver un jour au bout de ce périple !

Nous nous dépêchons, tant bien que mal, pour rejoindre la bonne salle d'embarquement; nous y voilà enfin. Cette fois-ci, nous doublons tout le monde, et Christian présente nos billets : l’hôtesse, voyant l’indication prioritaire, nous fait monter directement dans la navette, sans attendre. Enfin, je peux m’asseoir, je dois être blanche à faire peur.

Arrivés devant l’avion, nous sortons les premiers, pour embarquer directement. Je suis à bout, je veux prendre mes cachets, ça devient une véritable obsession, mais la douleur a pris le pas sur tout le reste, je n’arrive plus à penser, je n’ai plus qu’une seule idée en tête : prendre mes cachets, calmer la douleur, souffler un peu.

Nous nous installons, et en mettant nos affaires dans le porte-bagages, je me rends enfin compte : les posters sont restés à l’aéroport, dans le truc de contrôle ! Et merde !!! C’est bête, mais je craque, je n’en peux plus, je pleure à nouveau (et oui, une fois de plus).

Enfin, mes médicaments agissent, je peux me détendre un peu. J’avale un sandwich avec un peu d’eau, pour me caler l'estomac.

Le vol est rapide, un peu moins de deux heures, et enfin, ENFIN, nous voilà en Alsace, nous avons atterri à 16h20 à l’aéroport de Mulhouse-Bâle. Je n’y croyais plus.

Mais nous ne sommes pas encore au bout du périple : il faut attendre que les bagages arrivent, puis à nouveau refaire la queue pour passer la douane.

Il est presque 17 heures quand nous sortons enfin de l’aéroport. Le père est là, il nous attend. Embarquement des bagages dans le coffre de la voiture, puis directement Colmar. Je ne dis rien pendant tout le trajet, je les laisse parler entre eux, je suis complètement à plat. Il est 17h30 quand nous arrivons chez Christian. Et dire que nous avons pris l’avion car le trajet n’était que de deux heures… Mine de rien, avec un départ ce matin à 9h00 passés, nous avons tout de même mis presque 9 heures pour arriver à destination ! Je n’ose imaginer ce que cela aurait été en train, avec notre chance...

Son père se charge de monter mes bagages. Christian me dit "Tu vas aller te reposer un peu, nous sommes arrivés maintenant". Je ne demande pas mieux.

Malheureusement, je ne suis pas au bout de mes peines… A peine arrivés dans l'appartement de Christian, oh surprise, le disjoncteur saute quand il allume la lumière dans le couloir : il n’y a plus de courant. Il peste, s’énerve, râle après les gamins (qui ne sont même pas là quand il rentre, un comble…), c’est gros mots sur gros mots. Et moi je suis là comme une idiote, me demandant si ce cauchemar va s’arrêter un jour, si je vais bientôt me réveiller. J’en ai maaaaaaaaarre. Je veux rentrer chez moi.

Nous rentrons dans la cuisine, ça pue, ça sent bizarre. Il ouvre le frigo, puis le congélateur : surprise, tout est décongelé, l’odeur vient de là. Il continue à jurer, sans faire attention à moi. Son père arrive, suivi du beau-frère. Après quelques recherches, ils se rendent compte que le court-jus vient du four. Par chance (si l’on peut encore parler de chance), son beau-frère est justement électricien : il sort le four de son encastrement, répare provisoirement la panne. Tout fonctionne à nouveau, excepté le four bien sûr.

Christian continue de pester : un copain de Fabien a dormi à la maison la veille apparemment, c’est le bordel dans sa chambre, le chien a fait des siennes aussi, de même que le chat qui a laissé sa marque dans le salon…

Impossible de me reposer dans ces conditions. Aussi, alors que mon corps crie au repos, je commence à vider le congélateur, pour pouvoir le nettoyer. Christian continue de passer d’une pièce à l’autre, en râlant. Au passage, il me dit "Laisses je vais le faire", mais ne se bouge pas pour autant… J’en ai marre, mais marre, MARRE MARRE MARRE, je veux rentrer. Je me rends compte de plus en plus que je n’ai rien à faire avec ce gars-là, il s’en fiche complètement de moi, mais complètement. J’ai l’impression d’être transparente.

J’ai pratiquement fini de nettoyer quand enfin il daigne se calmer, et prendre un chiffon en main pour m’aider. Je le laisse terminer, et je vais m’allonger un peu, je suis à bout. Je sais que demain je vais enfin rentrer, il n’y a plus que ça qui me fait tenir je crois, rentrer chez moi, retrouver mon lit, mon appartement, et ma tranquillité.

Un peu plus tard, après avoir récupéré un peu, je lui demande si nous pouvons aller faire quelques courses. Il va me ramener chez moi demain, mon frigo est vide, et à un bras j'aurai du mal à faire des courses, ou seulement à conduire... Il m'emmène donc au supermarché du coin, et j'achète ce qu'il faut pour avoir de quoi manger quelques jours. Il prend aussi de quoi manger pour le soir, et pour dimanche, puis nous rentrons.

Nous avons mangé vite fait le soir, puis j’ai filé au lit direct.

 

A suivre…

 

 

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