Vacances de rêve - Dernière journée - 27



Vendredi 25 août 2006

Réveil assez tard, j’ai pu dormir cette nuit, je me sens un peu mieux, même si ce n’est de loin pas la grande forme. Comme je n’ai aucune envie de voir la mégère (il ne reste plus qu’elle, le père est parti tôt avec les enfants et la frangine), nous prenons le petit déjeuner en bas, sur la petite terrasse. Je suis à plat, je n’ai même pas faim.

Tiens ça sonne à la porte, c’est Bernard, le frère qui doit nous emmener demain à Barcelone, à l’aéroport. Christian va voir ce qu’il veut, et discute avec lui quelques minutes. Quand il revient, je lui demande ce qu’il voulait. Il me dit qu’il est malade, et donc il ne pourra pas nous conduire le lendemain. Mais il lui a donné les horaires de train pour y aller…

Ca m’énerve, putain mais c’est quoi cette famille de nuls, et c’est la mienne qu’on critique en plus ! Je lâche à Christian "La bonne excuse, il est malade, ça doit bien l’arranger !". Christian s’énerve, me dit qu’il n’y peut rien, qu’il n’est vraiment pas bien, etc etc. Je sens que je vais péter un câble ! Je lui réplique d’un ton très sec :  "Tiens là tu l’ouvres quand il s’agit de ta famille, mais ta mère peut descendre la mienne, tu ne bronches pas !!!!" Il ne répond pas…

Un peu plus tard (il est midi passé), je demande à Christian s’il veut manger, mais il me dit qu’il n’a pas trop faim, alors je n’insiste pas. Vers 13 heures, nous entendons du bruit en haut, apparemment il y a de la visite : en effet, pour nous amener à la gare la plus proche, les "amis" des parents se sont proposés. Christian est monté déjà les rejoindre. Je monte à mon tour, histoire de dire bonjour quand même. Ils sont tous installés, à boire, bière, etc. Je reste quelques minutes, mais apparemment personne ne fait attention à moi, et ne me propose quelque chose à boire. Aussi, je redescends sans dire un mot, je prends un bouquin, et m’installe sur la petite terrasse devant l’appartement. Christian lui, reste en haut.

Je les entends discuter. La mère veut faire à manger à Christian, il se fait tard, et le pauvre n’a rien eu. Il ne me défend même pas en disant que je lui ai déjà demandé, mais qu’il n’a pas faim. Et puis il peut se faire à manger aussi si besoin non ? Je ne suis pas sa bonniche, elle croit quoi cette conne ? Ca m’énerrrrve, finalement je rentre dans l’appartement pour ne plus rien entendre.

Christian redescend vers 14h30, me dit que les amis vont revenir, pour aller à la gare prendre les billets. Cela fera toujours ça de temps gagné pour demain matin. Enfin ils arrivent. Je monte à nouveau histoire d’être polie. Après quelques minutes de discussion, le gars (M. Wagner, j’ai oublié son prénom) veut partir, il faut qu’on y aille pour avoir le temps de faire le trajet tranquille. Il insiste pour que je vienne avec moi aussi. Je n’en ai aucune envie, j’ai mal, et un trajet en voiture ne m’enchante vraiment pas. Mais difficile de refuser, si déjà il se propose, et à vrai dire, je n’ai pas trop confiance en Christian, avec ses problèmes de carte bancaire, de mémoire, etc., qui sait ce qu’il est capable de me ramener comme billets ! Aussi je grimpe à l’arrière de la voiture.

J’avais raison, j’aurai mieux fait de m’abstenir : il roule comme un cochon : trop vite, brusque, je ressens le moindre choc, quelle horreur, vivement qu’on arrive, je ne sais pas si je vais tenir longtemps comme ça.

Enfin, nous arrivons à la gare. Il se gare, nous sortons de la voiture, et nous allons au guichet. Pas d'attente, quelle chance. Le seul petit hic : la personne ne parle pas un mot de français ! Super. Nous lui expliquons tant bien que mal ce que nous voulons, elle finit par comprendre, et nous donne des billets… pour le jour même ! Affolés, nous lui expliquons que nous voulons des billets pour partir demain, et pas tout de suite. Mais ce qu’on ne savait pas, c’est qu’en Espagne, les billets ne se délivrent pas à l’avance, mais uniquement le jour même. Pffff c’est bien notre veine, tout ça pour rien ! Cette poisse qui nous colle a vraiment décidé de ne pas nous lâcher.

Retour à la villa, je serre les dents pendant tout le trajet.

De retour à la villa, Christian veut se baigner un peu. Il me dit "J’vais me tremper." J’aimerai bien aussi, mais je ne peux pas me changer seule. Les larmes aux yeux, je descends.

Puis, un peu calmée, je remonte, je m’assieds au bord de la piscine, et je mets juste les pieds dans l’eau. Quand il s’approche, je lui dis "Je crois que je vais aller prendre une douche froide, ça me fera du bien." L’air étonné, il demande si je ne veux pas me baigner, il ne comprend vraiment rien à rien pfff. Bien sûr que si que j’en ai envie, j’arrive maintenant à enlever mon attelle toute seule, mais pas encore à m’habiller, et donc à mettre mon maillot ! Enfin, il comprend, ce n’est pas trop tôt !

Il descend avec moi, m’aide à me changer, et, voyant (quand même !) que je ne vais pas fort, me propose de faire un restaurant le soir en amoureux. Je retrouve un peu le moral. Je monte et me baigne, l’eau froide me fait du bien, mes muscles se détendent un peu, je sens moins la douleur.

Les amis discutent avec la mère, ils proposent de manger tous ensembles, et Christian dit oui ! Je suis écoeurée, et notre soirée en tête-à-tête ? Pff je ne dis plus rien, trop marre. Je suis ravie à l’idée de devoir me taper la mégère, je crois que je préférerai presque rester seule à l’appartement, pendant qu’ils vont manger.

J’attrape Christian pour qu’on redescende, il y a le ménage à faire, je n'ai pas envie de me faire encore réprimander par la harpie, et demain matin nous n'auront pas le temps. Cela fait deux jours que je lui en parle, et il ne se bouge pas. A croire qu’il attend que je le fasse toute seule. Mais cela je m'y refuse, il ne faut pas exagérer, en plus dans mon état ! Qu’il se bouge aussi un peu.

Je range les habits dans les valises, puis passe un coup de balai. Pour la serpillière, je lui demande de le faire. Il demande à sa mère où elle les a rangées, mais elle ne veut pas lui donner. Elle descend, Christian insiste, mais elle refuse encore, elle aura le temps le lendemain de nettoyer. Tant pis, je n’insiste pas. Je me prépare pour le restaurant.

Il est l’heure de partir. Les amis descendent en voiture, et emmène la mère. Christian et moi nous descendons à pied. A peine partis… il se met à pleuvoir ! Décidément, je crois que je me souviendrai de ce séjour en Espagne… Nous arrivons au restaurant un peu trempés ! Mais ça va, il ne fait pas froid, ça va vite sécher.

Grâce au couple d’amis, la soirée que j’appréhendais a été sympathique finalement. Nous avons commandé une paella, je n’en avais jamais mangé une comme ça ! Super bonne. Les fruits de mer excellents, et j’ai pu trier les moules (je ne les digère pas, c’est pour ça que je ne mange pas de paella en général, mais je me suis laissée convaincre, et j’ai bien fait, je me suis régalée).

Ensuite, comme il n’était pas très tard encore, nous nous sommes installés pour boire un verre sur une terrasse (il s’était arrêté de pleuvoir entre-temps). J’ai beaucoup discuté avec l’amie de la mère, une personne très jeune d’esprit, dommage que la mégère ne soit pas comme ça. Nous avons fini par nous faire mettre dehors (il était à peine minuit), aussi les amis nous ont ramenés.

J’ai filé au lit très vite, la journée a été longue malgré tout, et celle de demain le sera encore plus.

 

A suivre…

 

Kelya - 14 janvier 2006

 

 

 

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