Vacances de rêve - Dure journée - 26



Jeudi 24 août 2006

Réveil vers 8h30. Je me sens mal encore, et très faible. Christian prépare un café et me force à le boire, il s’inquiète… Mais excepté le café, que je bois avec du mal, je n’arrive pas à avaler autre chose. Nous avions prévu d’aller à la plage ce matin, et de passer réserver les billets d’avion pour le retour auparavant. Il faut que je me secoue. Je me prépare, tout tourne, j’ai du mal, l’impression d’être shootée, complètement dans le cirage.

Nous sommes prêts, il faut partir, le point Internet ouvre à 10h. J’ai du mal à marcher, à penser, j’ai l’impression d’être dans un état second, de devoir me battre pour mettre un pied devant l’autre, je me sens très faible. Le trajet me semble interminable. Enfin nous y arrivons, et nous réservons les billets, ça y est. Le prix a augmenté entre-temps, tant pis, je m’en fiche, je veux rentrer ! Puis direction la plage pour rejoindre les enfants qui nous ont précédés, nous y arrivons vers 11h. Je marche au radar, un vrai zombi.

Je stresse, madame la mégère a décidé la veille que c’était à nous de nous occuper du repas de midi. Epinards et patates au programme. Pas de viande, il n’y en a plus dans le frigo. Je stresse, je n’arrive même plus à me détendre, il faut que nous rentrions à 11h, pour avoir le temps ensuite de préparer le repas. J’insiste pour passer au supermarché pour acheter de la viande. Le trajet est très long, du moins me semble-t-il, j’ai du mal à marcher, ma tête tourne, mes jambes tremblent. Enfin nous arrivons à la villa, il est presque midi. Je stresse à l’idée que le repas soit déjà prêt. Non heureusement !

Christian dit à sa mère que nous nous en occupons, et elle sort de la cuisine, l’air un peu étonné. Il faudrait savoir ce qu’elle veut ! Christian lui dit quand même que nous avons ramené de la viande, et que c’est moi qui ai tout payé. Elle nous informe que le père avait acheté de la viande également, pendant que nous étions partis. Ce coup-ci je l’ouvre, d’une voix affaiblie, mais je rétorque quand même : "Ce n’est pas grave on la donnera à Funky alors, il sera content !" (Funky c’est le chien !)

Le père se chargera de faire cuire la viande, au barbecue, à son retour du bistrot. Je m’occupe des épinards, mais ça tourne de plus en plus. Je n’ai pratiquement rien mangé depuis 24 heures, et mes cachets et la douleur qui me taraude l’épaule et la moitié du dos sont un vrai supplice, et n’arrangent rien à mon état.

Je touille les épinards, en m’accrochant au plan de travail, je me sens faible, j’ai peur de faire un malaise à nouveau, de tomber et me faire mal, me cogner l’épaule, je sers les dents pour tenir.

Enfin les épinards sont prêts, je coupe le gaz. Christian voyant (enfin !) que je ne vais pas bien du tout, m’emmène en bas pour que je me repose. Je dors pendant qu’ils se remplissent l’estomac.

Christian redescend vers 14 heures avec une assiette pour moi, pour me faire manger un peu. Je n'ai pas envie, j’ai mal au ventre. Je me force un peu sur son insistance, j’avale quelques frites (des épinards il n'en restait plus !), et un minuscule morceau de saucisse. Puis je m’allonge à nouveau. Je dors d'un sommeil agité jusqu’à 17 heures environ. Christian me réveille, me demande si je veux venir avec lui et les enfants faire un minigolf et boire un verre. Je lui dis que je préfère rester au studio me reposer.

Quand il rentre enfin, il me propose de partir prendre l’air, faire un tour à Pals, mais dans la vieille ville, à quelques kilomètres d’ici. Il paraît que c’est magnifique à voir. Les parents se chargent des enfants, pour que nous puissions rester seuls tous les deux.

Nous nous promenons un peu dans la ville, il prend quelques photos (elles ne donneront rien, il faisait trop sombre), nous nous balladons dans 2-3 boutiques, pour voir un peu l’artisanat local. Il y a de très jolies choses, mais je n’ai pas le cœur à faire des achats.

Christian cherche un restaurant qu’il connaissait, dans lequel il a mangé il y a quelques années, mais impossible de le retrouver. Il s'énerve, je m’énerve aussi, j’en ai marre de marcher, de tourner en rond, tant pis s’il ne trouve pas on rentre, ou bien on va ailleurs ! Mais je refuse de continuer à marcher dans mon état.

Nous retournons donc à la voiture, et retour sur Pals, direction le bord de mer, il y a un restaurant où d’après lui on mange bien. Je n’ai pas très faim, mais je me laisse tenter par un carpaccio de saumon, c’est léger, ça devrait passer. De plus, le service est excellent : le serveur, voyant que je me bats pour enlever les câpres (il y en a un peu trop à mon goût), me prend l’assiette, et fait le tri pour moi ! gracias !

Enfin, nous rentrons, et je me couche aussitôt, je suis épuisée.

 

A suivre…

 

Kelya - 13 janvier 2006

 

 

 

 

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