Vacances de rêve - Rapatriement - 1ère partie



Vendredi 11 août 2006

Réveil vers 7h30. J'ai très mal dormi à nouveau, et mon épaule me fait mal. Dire qu’il faut que je garde cette camisole tout un mois, ça va être dur.

Notre chauffeur est sensé arriver pour 9h, même si je n’ai pas eu confirmation (il aurait dû me téléphoner la veille, mais rien !). Nous nous préparons rapidement, du moins aussi vite que possible, puis nous descendons pour le petit déjeuner. Je n’ai pas très faim, mais j’ai l’estomac barbouillé, à cause des cachets je suppose, j’ai des nausées, et envie de vomir. Le médecin m’avait prévenu, il faut que je mange, et que je prenne mes cachets en fin de repas, pour éviter des problèmes d’estomac. Tu parles ! Heureusement, j’ai emmené une trousse à pharmacie, et du Smecta ! Je déteste ça, mais là, j’en prends un avant le repas, sans hésiter. Nous mangeons rapidement, puis nous remontons dans la chambre, pour terminer d’emballer nos affaires.

8h55 : le téléphone de la chambre sonne : c’est la réception, notre chauffeur est arrivé. Nous descendons tous les deux l’accueillir. Et là, oh surprise, c'est un papy ! On m’avait prévenu qu’il n’était plus tout jeune, mais je ne m’attendais tout de même pas à un retraité ! Enfin bon, du moment qu’il sait conduire… Christian et lui montent récupérer les bagages, pour les descendre à la bagagerie à côté de la réception, afin de libérer la chambre. Puis, ils prennent la navette de bus pour aller récupérer ma voiture, qui est restée à Tignes le lac. Je règle le prix de la chambre, et je m’installe dans les fauteuils devant la réception, pour les attendre.

Enfin les voilà. Ils chargent les bagages, nous grimpons dans la voiture, moi derrière, et c’est enfin le départ, il est 10 heures passés.

Ca commence bien, notre super chauffeur passe la première, la deuxième avec du mal, ma pauvre boîte de vitesses, je sens qu’elle va souffrir. Mais où as-t-il eu son permis le papy ??? Je m’installe tant bien que mal, pour ressentir les secousses le moins possible, je cale mon bras avec un gilet, que je coince entre la ceinture… un look d’enfer, je ne vous dis pas !!! Les premiers kilomètres sont plus que pénibles, je serre les dents. Pour descendre de Tignes vers Moûtiers et Albertville, il n’y a qu’une petite route de montagne, avec des virages serrés, des dos d’ânes, la totale. Premier dos d’âne… papy le passe en troisième… je serre les dents pour ne pas hurler, mais il est grave ce gars !!! Christian lui fait une petite remarque, quand même, lui disant de faire attention. Il se rend compte enfin qu’il transporte une blessée… Terrible le papy. Et pourtant, il nous raconte qu'il en a fait des missions, il a déjà transporté des gens avec des côtés cassées, un gars qui a été brûlé par des rochers, etc. etc. Il devrait avoir l’habitude alors !!! Enfin je ne dis rien, j’espère juste rentrer chez moi le plus vite possible, que ce cauchemar se termine enfin.

Arrivés au bas de la montagne, la route devient plus large, et surtout plus droite, ouf, tant mieux. Les kilomètres défilent, je me repose un peu…

J’émerge un peu plus tard, je prends mon portable pour appeler mon médecin. Je veux le voir avant de partir en Espagne, déjà pour savoir s’il n’y est pas opposé, et surtout pour avoir d’autres médicaments, ceux que j’ai me donnent mal au ventre, et ne calment pas la douleur pour autant. Je lui explique au téléphone, il me donne rendez vous pour 19h15. Impeccable, je serai largement rentrée d’ici fin d’après-midi. Je le remercie et raccroche.

Il est presque midi, j’ai mal, les cachets du matin n’agissent plus. Je pensais pouvoir manger du côté de Genève à nouveau, mais nous en sommes encore très loin… Après discussion, nous nous décidons pour une halte à Annecy, nous sommes à une cinquantaine de kilomètres environ, je vais serrer les dents en attendant. Arrivé près du lac d’Annecy, le papy ne réagit plus… Je vois défiler des petits restaurants à l'air sympathique, au bord du lac, où nous pourrions nous arrêter, mais pas de réponse.. A se demander s’il est sourd !! Après plusieurs tentatives pour lui parler, ça y est, enfin une réaction, il répond !!! Oui, il est d’accord pour s’arrêter ! Ouf, heureusement encore ! Malheureusement, nous avons pratiquement passé le lac grrr, c’est raté pour une terrasse, tant pis ! Nous quittons la route principale pour suivre un panneau d’indication, direction un petit restaurant un peu en retrait. Papy gare la voiture (ça va il se débrouille assez bien pour la manœuvre, ma voiture reste entière), il sort, et Christian en fait autant… Heuu et moi ? on m'oublie ???? Pour votre information, au cas où vous l'auriez oublié… je suis blessée, je ne peux pas sortir toute seule, je n'arrive pas à ôter la ceinture !!! Pffff ces mecs, je te jure, pour un peu je restais dans la voiture. Ils sont terribles quand même.

Nous nous installons à une table. Je n'ai pas très faim, je commande simplement une simple salade, et Christian en fait autant. Le papy par contre a de l’appétit, il opte pour le menu complet. Chouette… c'est vrai que nous avons tout notre temps après tout…





Un café pour tasser le tout, nous payons l’addition (et le surplus du Papy, il n’avait qu’un crédit de 14 euros…) puis direction la voiture.

Le papy cherche les clés de la voiture, impossible de remettre la main dessus. Et merde, mais il en a fait quoi ? Christian retourne au restaurant, à tout hasard… les clés de la 206 trône au beau milieu de la table… Tout va bien, on reste zen.

Il est 14 heures passé, nous repartons enfin. Nous avons parcouru environ 175 km… sur les 600 km à faire. Je suis ravie. Heureusement, l’autoroute n’est pas loin, nous allons pouvoir tracer après, et ça sera plus confortable pour moi, je serai moins secouée (normalement).

Le téléphone sonne, c’est la petite soeur qui m’appelle, pour prendre des nouvelles. Je discute un peu avec elle, ça me change les idées. Je ne peux pas parler trop fort, aucune envie que ces messieurs m'entendent devant, mais ça me fait du bien quand même. Je lui explique un peu la situation, elle a du mal à croire à tout ce que je lui raconte, c’est clair, ça n’arrive qu’à la télé des choses pareilles ! Mais elle compatit.

Ca y est, arrivé à un rond-point (j’ai toujours ma soeur au téléphone), les premiers panneaux indicateurs pour Genève. Le papy demande par où il faut passer, Christian ne répond pas. Je lui montre le panneau, et lui dit "C’est par là-bas, à gauche, à gauuuuuche" … Il a pris à droite ! Pffffff à quoi ça sert que je réponde. Il a pris direction Genève… mais par la nationale ! Quel con grrrrr. Quelques minutes après, un autre rond-point, et à nouveau des panneaux pour Genève, par l’autoroute. Super, sauvés ! Je lui redis "Genève c’est par là-bas, à GAUCHE". Et rebelote, il reprend à droite ! Je rêve, je fais un cauchemar là, il est sourd le papy ou quoi ? Et Christian, devant, qui ne bronche pas non plus ! Et merde, j’en ai marre, je déprime toute seule dans mon coin, j’ai mal, je veux rentrer, qui m’a foutu un chauffeur pareil. Et je ne peux même rien dire, je ne suis pas sûre qu’il m’entende, et de plus, il risquerait de se vexer pffff. Heureusement, je n’ai toujours pas raccroché, j’ai quelqu’un qui me soutient un peu, ça fait du bien. Je finis tout de même par raccrocher, au bout d’une bonne heure de conversation, et (seulement) quelques kilomètres en plus.

 

A suivre…

Kelya - 14 septembre 2006

 

 

 

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Commentaires (1)

1. gédine (site web) 12/08/2008

Pauvre Kelya....

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